LES ÉCRITURES ET LA VÉRITÉ
LES ÉCRITURES ET LA VÉRITÉ
Vendredi 06 décembre 2024
Semaine 10 : Le Chemin, la Vérité, et la Vie
Thème
général : Thèmes dans l'Evangile de
Jean
Les Écritures occupent une place centrale dans la révélation de la
vérité spirituelle. Elles ne se contentent pas de présenter des histoires ou
des lois : elles témoignent de Jésus-Christ, Celui qui est le chemin, la vérité
et la vie (Jean 14:6). Du début de l’Ancien à la fin du Nouveau Testament, les
Écritures révèlent qui est Jésus et ce qu’Il est venu accomplir.
1. Les Écritures : Témoins de la vérité
L’Écriture, formant un tout harmonieux et cohérent, tire son unité d’un
seul et même Auteur : le Saint-Esprit. Cette vérité éclate particulièrement
dans le témoignage de Jésus à son époque. Bien que les chefs religieux
prétendaient croire fermement en Moïse, ils rejetaient pourtant son témoignage
au sujet de Jésus (voir Jean 5:46). Ils affirmaient leur foi en l’Ancien
Testament, mais considéraient qu’un simple assentiment intellectuel leur
suffisait pour accéder à la vie éternelle.
Dans Jean 5:38-40, Jésus leur rappelle avec force que les Écritures
pointent directement vers Lui :
« Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la
vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. »
Pourtant, ces dirigeants religieux semblaient ignorer l’accomplissement
des prophéties de l’Ancien Testament concernant l’espérance d’Israël et du
monde (voir Jean 5:39). Il est véritablement stupéfiant de constater qu’en cherchant le salut,
ils ont rejeté Celui qui est le Seigneur de leur espérance et de leur vie. Ils ne
comprenaient pas que, sans Jésus, il n’y avait que la mort, et que seule une
relation avec Lui pouvait offrir la vie éternelle. Ainsi, les Écritures ne
doivent pas être perçues comme une fin en soi ; elles constituent le chemin qui
conduit à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, véritable source de vie
et de salut.
2. Jésus utilise les Écritures pour révéler Sa mission
Après Sa résurrection, Jésus rencontre deux disciples sur le chemin
d’Emmaüs. Plutôt que de leur révéler immédiatement Son identité, Il commence par expliquer les Écritures :
"Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur
expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait." (Luc 24:27)
Pourquoi une telle démarche ? Jésus montre que Son ministère n’est pas une rupture, mais
l’accomplissement des prophéties bibliques. Les Écritures établissent
l’autorité de Son œuvre et offrent un fondement solide à la foi. Elles corrigent
aussi les attentes erronées des disciples, qui attendaient un Messie libérateur
politique.
3. L’importance continue des Écritures dans la révélation divine
Les Écritures ne servent pas seulement à expliquer le passé, mais aussi
à éclairer le présent et à guider l’avenir. Tout au long de la Bible, elles
sont utilisées pour démontrer l’action de Dieu :
- Matthieu 22:31 - Jésus
dit : « N’avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit ? », soulignant que la Parole écrite est vivante et actuelle.
- Luc 1:67-70 - Zacharie
célèbre les promesses de Dieu, annoncées par la bouche de Ses
prophètes.
- Actes 1:16 : Lors de
la Pentecôte, Pierre affirme que les événements
présents accomplissent ce que le Saint-Esprit avait annoncé à
travers David.
Ces exemples montrent que les Écritures sont le fil conducteur du plan de Dieu, révélant à chaque génération
Sa volonté et Son dessein.
4. La Bible, lumière de la vérité ultime
Bien que la Bible ne soit pas un manuel scientifique – elle ne nous
enseigne ni à diviser l’atome ni à pratiquer une chirurgie cérébrale – elle
répond aux questions essentielles que la science est incapable d’aborder : Qui
est Dieu ? Pourquoi existons-nous ? Quel est le sens de la vie ? Quelle est
notre destinée éternelle ? Elle nous donne un cadre pour comprendre
l’univers et notre place en son sein. Sans elle, nous serions dans l’ignorance
de l’existence de Dieu, de Son rôle dans l’univers, et de notre avenir. Elle
est la clé qui ouvre la porte de la vérité, la lumière qui éclaire notre
chemin.
Si la science peut observer l’ordre et la complexité de l’univers, elle
ne peut ni démontrer l’existence ni expliquer la nature d’un Dieu transcendant.
Elle peut décrire comment la vie fonctionne, mais pas pourquoi
elle existe, ni en révéler le but ultime. Elle est capable d’étudier les
comportements humains, mais demeure impuissante à établir des principes moraux
absolus. Elle ne peut ni expliquer la rédemption spirituelle ni offrir une
espérance métaphysique ou une garantie de restauration éternelle.
En outre, la science ne peut mesurer des réalités spirituelles
profondes, comme la soif de Dieu, la culpabilité ou le besoin de
réconciliation. Elle peut décrire les lois naturelles, mais reste incapable
d’en expliquer l’origine ultime ou le dessein final. Enfin, elle ne peut
prouver ni nier l’existence du ciel, ni répondre à l’aspiration humaine à un
sens et une destinée transcendants.
En conclusion, les Écritures éclairent
des questions existentielles fondamentales
et dirigent l’humanité vers une compréhension de la vérité. Cependant,
la vérité chrétienne n’est pas qu’un concept figé ou une simple somme de
doctrines. Elle repose avant tout sur une relation vivante et évolutive avec
Jésus.
Pilate posa la question : "Qu’est-ce
que la vérité ?" et nous aimons
répondre avec assurance : "Jésus est la Vérité !" Cependant, tant la
question que notre réponse demeurent quelque peu énigmatiques. Nous devrions
être très prudents avant de réduire cette notion à de simples slogans. Même au
sein des cercles chrétiens où l’on s’exclame unanimement : "Jésus est la Vérité !", nous poursuivons souvent avec de longs arguments pour
démontrer pourquoi notre vision de Jésus serait supérieure à celle des autres.
Il y a une époque où "la nature du Christ" constituait une
problématique centrale et controversée au sein de l’Église. Des réunions
privées étaient organisées, des sermons prêchés, chacun tentant d’imposer sa
propre interprétation de la vérité sur ce sujet. Des termes tels que
"prélapsarien" et "postlapsarien" firent leur apparition. L’argument
semblait reposer sur l’idée que l’une de ces conceptions représentait la vérité absolue et
que, si nous parvenions à la saisir correctement, nous serions sauvés. En
revanche, nous risquions la perdition en cas d’erreur.
Jésus avait une vision bien différente de ce genre de débats : "Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez
avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie"
(Jean 5:39-40).
La clé pour comprendre ce passage réside dans l’idée que la vérité,
dans le sens chrétien, n’est pas une sorte de monolithe figé attendant d’être
découvert, mais plutôt une relation dynamique avec Jésus, une relation qui
évolue et se développe constamment. Une grande partie de notre expérience
ecclésiale repose sur l’établissement de doctrines et la démonstration de leur
supériorité par rapport à celles des autres. Si l’importance des doctrines
n’est pas à nier, réduire notre expérience chrétienne à cela revient à renier
l’essence même du christianisme. La vérité ne
consiste pas simplement à avoir raison, mais à vivre une relation avec Jésus
qui soit ouverte et inclusive.
Nous aimons souvent évoquer nos "piliers de la foi" comme si
nous avions découvert des doctrines capables de nous sauver. Puissions-nous
également découvrir cette relation vivante et dynamique avec Jésus.
Paisible weekend sous l’œil bienveillant de
l’Éternel !
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