DES SIGNES QUI INDIQUENT LE CHEMIN 

 

Samedi 05 octobre 2024

Semaine 1 : Des signes qui indiquent le chemin

Thème général : Thèmes dans l'Evangile de Jean

 

Texte à méditer : (Jean 2, 4 & 5)

 

Cette série de réflexions commence par un examen de la manière dont les miracles de Jésus le confirment : "Des signes qui indiquent le chemin." Toutefois, même ces miracles peuvent être perçus différemment - comme nous l’avons remarqué, les chefs religieux ont promu la théorie selon laquelle Jésus accomplissait des miracles par le pouvoir du diable. D'autre part, les miracles de guérison de Jésus pouvaient être simplement considérés comme l'œuvre d'un « guérisseur », quelqu'un possédant cette capacité, sans lui attribuer de signification spirituelle particulière.

 

Certes, Jean écrit pour enregistrer ces signes comme une confirmation de Jésus en tant que Messie (Jean 20:30-31). Mais, de la même manière que Jésus a refusé de réaliser des signes pour convaincre les incroyants, les qualifiant de génération mauvaise et adultère, la capacité à produire des signes n'est pas l'aspect le plus important. Même le diable peut accomplir des signes et le fera pour tromper les gens à la fin des temps.

 

En examinant les miracles décrits cette semaine, il est évident que Jésus les a accomplis pour des raisons spécifiques et non principalement pour se confirmer lui-même. Le miracle à Cana n’a été connu que de quelques personnes - Il ne s'agissait certainement pas d'une vitrine pour Jésus devant le public. De même, pour la guérison du fils de l'officier royal, Jésus ne s'y est même pas rendu. Il a simplement dit à l'homme de rentrer chez lui, et que son fils vivrait. Combien de personnes ont réellement associé ce miracle à Jésus ?

 

La guérison de l'homme paralysé près de la piscine était bien plus publique. Mais la raison en était autre : Jésus se souciait de cet homme qui attendait depuis si longtemps une guérison - et non pour convaincre les gens qu’il était le Messie. La guérison de l'homme infirme dans la synagogue visait certainement à aider, mais également à répondre à la question provocatrice posée par les pharisiens : « La loi permet-elle de guérir le jour du sabbat ? »

 

L’inconvénient des miracles, c’est que les gens refusent malgré tout de croire et rejettent Dieu : « Mais maintenant, bien qu’ils aient vu ces miracles, ils continuent à nous haïr, et moi, et mon Père. » (Jean 15:24). Jésus met en garde contre la dépendance aux miracles, car « De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes miraculeux et des prodiges au point de tromper, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis » (Marc 13:22).

 

Et il ne s'agit pas seulement de ceux qui sont faux. Jésus dit : "Tous ceux qui me disent : ‘Seigneur, Seigneur’ n'entreront pas tous dans le royaume des cieux - mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux." Beaucoup me diront au jour du jugement : ‘Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom, chassé des démons en ton nom, et accompli de nombreux miracles en ton nom ?’ Alors je leur déclarerai : ‘Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité !’ » (Matthieu 7:21-23). Remarquez qu'ils prétendent avoir accompli « de nombreux miracles. » Ainsi, on ne peut pas croire que quelqu'un détient la vérité uniquement en raison des miracles qu'il accomplit.

 

En fin de compte, le miraculeux est destiné à renforcer la confiance que nous avons en un Dieu aimant et bienveillant. Jésus secouait la tête, attristé par les gens de son époque, qui ne voulaient que des miracles, sans se soucier de son message : « A moins de voir des signes miraculeux et des choses extraordinaires, vous ne croirez donc pas ?» (Jean 4:48).

 

La preuve ultime ne réside même pas dans les miracles de l'Évangile. Elle réside plutôt dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, et le plus grand miracle est sa capacité à nous sauver et à nous guérir, vous et moi.

 

En conclusion, la méditation de cette semaine peut se résumer à travers trois questions fondamentales : la distinction entre la foi authentique et les doutes, la croyance en la véracité des Écritures, et la nature du salut.

 

Tout d'abord, il est essentiel de ne pas confondre la légitime quête de compréhension par des questions avec le doute, qui implique une défiance envers Dieu et Ses promesses. Poser des questions témoigne d'une volonté de croître spirituellement et de trouver un sens plus profond dans ce que nous vivons ou dans les enseignements que nous recevons. La foi, loin d'exclure les questions, les accueille comme un moyen de développement. C'est une démarche d'humilité, où nous reconnaissons que notre compréhension est limitée et que nous sommes ouverts à en apprendre davantage. Le doute, en revanche, est souvent lié à un refus de croire malgré les évidences ou les témoignages reçus. Le doute remet en cause non seulement la véracité de la parole de Dieu, mais également la capacité de Dieu à accomplir ses promesses. Les questions enrichissent la foi, tandis que les doutes, souvent destructeurs, peuvent limiter notre accès aux bénédictions divines.

 

Ensuite, Jean 5:47 souligne l’importance de croire aux Écritures comme fondement de la foi. Jésus avertit que le rejet des écrits de Moïse (les premiers livres de la Bible) compromet la capacité à comprendre et croire en son message, car ils constituent la base sur laquelle Il s'appuie pour valider son ministère. Ces écrits (de Moïse) sont directement liés à la révélation de Dieu concernant sa création, ses promesses, et son plan de salut.

 

Ceux qui aujourd’hui rejettent des récits bibliques fondamentaux, tels que l’universalité du déluge ou la création littérale, s’exposent au risque de saper la base sur laquelle repose la révélation divine. En effet, le récit de la Genèse est essentiel pour comprendre la nature de Dieu en tant que Créateur, ainsi que la relation entre Dieu et l'humanité. Douter ou rejeter ces récits revient à remettre en cause le fondement de la foi biblique, ce qui rend plus difficile de croire aux autres vérités enseignées par Jésus, puisqu'elles sont toutes reliées entre elles par la cohérence du plan divin.

 

Enfin, bien que l'observance des commandements de Dieu, tels que le sabbat, ait une grande importance, ces pratiques ne peuvent pas, en elles-mêmes, nous sauver. Le salut est un don de la grâce de Dieu, rendu possible par le sacrifice de Jésus-Christ et reçu par la foi. C’est cette foi qui nous unit à Jésus, qui nous justifie et qui nous transforme. L’obéissance aux commandements est une expression de cette foi et une réponse à l’amour de Dieu, mais c’est la foi en Christ et l'acceptation de son sacrifice qui nous apporte réellement la rédemption et la vie éternelle.

 

Il est important de comprendre la différence entre l'apparence et le christianisme profond et significatif. Jésus, à travers ces signes, ne se donnait pas en spectacle pour montrer qu'il était Dieu, mais il agissait avec compassion en tant que Dieu.

 

Nous sommes parfois trop fiers de nos succès. Nous aimons souligner la croissance de l'Église et la qualité de nos institutions. Toutes ces choses font le bonheur des statisticiens. Elles sont mesurables et nous pouvons tracer des graphiques de notre croissance et de nos succès. Mais parfois, ces éléments ne sont que des illustrations à la lumière noire plutôt qu'une véritable mesure de notre situation.

 

Sommes-nous un peuple compatissant ? Pour ne pas seulement dire : soutenons-nous la bienfaisance, ou l’aide aux réfugiés ? Puisse un miracle se produire dans nos vies et puissions-nous partager notre compassion les uns avec les autres ! Cela n'est peut-être pas quantifiable par des moyens statistiques, mais son impact dépasse largement ce que nous pouvons mesurer.

 

L'accent est mis sur la foi comme élément central de la guérison, à la fois physique et spirituelle. L'exemple de l'homme paralysé montre que la foi en la parole de Jésus est ce qui l'a rendu capable de se lever et de marcher, alors qu'aucune aide visible ne lui avait été promise. De même, le message s'adresse à nous tous : notre âme est, par le péché, comme paralysée, et c'est par la foi que nous pouvons être relevés et transformés.

 

HAPPY SABBATH !

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