L'ACCUEIL QUI TRANSFORME OU LE REJET QUI ÉLOIGNE

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OU LE REJET QUI ÉLOIGNE 

 

Mercredi 16 octobre 2024/

Semaine 3 : Les dessous de l’histoire sacrée : prologue à l’évangile de jean

Thème général : Thèmes dans l'Evangile de Jean

 

Texte à méditer : « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés … de Dieu. » (Jean 1:12-13).

 

Le prologue de l'Évangile de Jean décrit non seulement l’identité de Jésus-Christ, la Parole (Logos), mais aussi la façon dont les gens se rapportent à Lui dans le monde. Dans Jean 1:9, Il est la véritable Lumière, qui illumine le monde, le rendant compréhensible. Jean présente un conflit fondamental entre la lumière et l'obscurité. La lumière, incarnée par Jésus, éclaire l'humanité, tandis que l'obscurité représente le refus de reconnaître cette lumière. Jean souligne avec force que, malgré l'opposition, l'obscurité n'a pas triomphé. Cette lutte spirituelle entre lumière et ténèbres (Jean 1:4-5) traverse tout l'Évangile.

 

La lumière vient à tout le monde, mais tout le monde n’accueille pas la lumière (Jean 1:9). L'attitude des hommes face à Jésus révèle une division claire. D'un côté, certains ne reçoivent pas Jésus et rejettent son rôle de créateur. De l'autre, ceux qui le reçoivent et croient en sa puissance sont transformés : ils deviennent enfants de Dieu, jouissant ainsi d'une relation privilégiée avec leur Créateur (Jean 1:9-12). Cette distinction marque une frontière entre ceux qui se tournent vers la lumière et ceux qui choisissent l'obscurité, ceux qui entendent la parole et ceux qui choisissent de ne pas l’entendre.

 

Cette opposition spirituelle entre lumière et ténèbres n'est pas un phénomène nouveau. À travers les âges, elle s'est manifestée par une division entre les enfants de Dieu et ceux qui refusent de reconnaître sa puissance. Ce clivage dépasse les circonstances sociales ou politiques ; il est profondément ancré dans la nature humaine. Jean éclaire cette tension en opposant la vérité à la loi. Si la loi a été donnée à travers Moïse, la pleine révélation/lumière de Dieu s'incarne en Jésus-Christ. Il est venu non seulement pour exposer la vérité de la nature de Dieu, mais surtout pour offrir le salut par la grâce et non par les œuvres de la loi. Contrairement à la loi qui régit les œuvres, la grâce permet à l'homme d'entrer en communion avec Dieu par la foi (Jean 1:17 ; Galates 3:10-14).

 

« … Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue » (Jean 1:10-11). Lorsque Jean évoque « les siens » qui n’ont pas accueilli la lumière, il fait probablement allusion aux chefs religieux de son époque, ainsi qu’à Judas, l’un des disciples. Les leaders juifs ont refusé de reconnaître Jésus comme le Messie et ont conspiré pour le mettre à mort. Judas, quant à lui, bien qu’ayant suivi Jésus, n’a pas pleinement cru en sa mission divine. Sa trahison découle de l'illusion qu'il pouvait manipuler Jésus pour ses propres desseins politiques.

 

Cette erreur tragique met en lumière une réalité importante : croire en l'existence de Jésus ne suffit pas. Ce qui est essentiel, c’est de se fier à ses paroles et de s'engager dans la lumière qu'il offre. À l'instar des leaders juifs et de Judas, il est possible de se penser religieux, d’occuper une position influente dans le domaine de la foi, mais d’être néanmoins éloigné de la vérité. Le véritable critère est l'adhésion aux enseignements de Jésus et aux vérités bibliques, plutôt que l'invention de principes moraux personnels ou de sa propre boussole.

 

Dans les chapitres 9 à 11 de l'Épître aux Romains, Paul traite du même thème tragique : celui du rejet de Jésus par de nombreux Juifs. Cependant, il ne conclut pas sur une note pessimiste, affirmant que beaucoup de Juifs, tout comme les Gentils, accepteront finalement Jésus comme leur Messie. Il met d'ailleurs en garde les Gentils contre toute forme d'orgueil à l'égard des Juifs, en ces termes : « Toi, tu es la branche d'origine d'un olivier sauvage que Dieu a coupée et greffée, contrairement à l'usage traditionnel, sur un olivier cultivé. Quant aux Juifs, ils sont les branches naturelles de cet olivier cultivé : Dieu pourra donc d'autant mieux les greffer de nouveau sur l'arbre qui est le leur » (Romains 11:24, NFC). De manière similaire, Jean enseigne que tous ceux qui reçoivent Jésus comme leur Sauveur deviennent enfants de Dieu, ce qui s’accomplit par la foi en Son nom (voir Jean 1:12-13).

 

L'auteur de notre réflexion s’interroge sur les transformations apportées par le fait de devenir un fils ou une fille de Dieu. Voici quelques éléments de réflexion : Être un fils ou une fille de Dieu transforme radicalement la vie, à plusieurs niveaux, dans notre cheminement de foi : spirituel, émotionnel et pratique.


1. Être appelé "enfant de Dieu" confère une nouvelle identité spirituelle. Ce n'est plus l'accomplissement personnel ou les circonstances extérieures qui nous définissent, mais l'amour inconditionnel de Dieu. L'assurance de cette adoption divine crée un sentiment de sécurité et d'appartenance. Voir Jean 1:12 ; Galates 3:26 ; 1 Jean 3:1.

 

2. En devenant enfant de Dieu, la transformation ne se limite pas à une étiquette, mais implique une nouvelle manière de penser et de vivre. L'Esprit Saint habite désormais en nous, opérant une transformation intérieure, un renouvellement de l'esprit et du cœur. Les valeurs, les priorités et les motivations se transforment : amour, pardon, humilité, et service deviennent les marques d'une vie centrée sur Dieu. Voir Romains 12:2 ; Éphésiens 4:22-24 ; Galates 5:22-23.

 

3. Beaucoup de ceux qui adoptent la foi en Jésus témoignent d'une libération du poids du péché et de la culpabilité. La relation avec Dieu ne dépend plus de nos erreurs passées, mais du pardon et de la grâce offerts par Jésus-Christ. Elle ouvre un chemin vers une paix intérieure et une réconciliation avec Dieu et notre prochain. Voir Romains 8:1 : Éphésiens 1:7 ; 2 Corinthiens 5:18-19.

 

4. La vie de fils ou de fille de Dieu est marquée par une espérance inébranlable, non seulement pour cette vie mais aussi pour l'éternité. Malgré les défis, nous sommes soutenus par une promesse divine de vie éternelle avec Dieu. Cette espérance transforme la manière d’aborder les difficultés, en donnant un sens plus profond à la vie terrestre. Voir Tite 1:2 ; 1 Pierre 1:3-4 ; Romains 8:24-25.

 

5. Devenir enfant de Dieu signifie entrer dans une relation personnelle et continue avec Lui. Ce n'est pas une relation distante ou formelle, mais un échange d'amour et de confiance où la prière devient un dialogue constant avec le Père céleste. Nous développons un sens d'intimité avec Dieu au quotidien, une certitude que Dieu est présent dans chaque moment, grand ou petit. Voir Matthieu 6:9 ; Philippiens 4:6 ; Jacques 4:8.

 

6. Être enfant de Dieu implique aussi l'appartenance à la grande famille des croyants. Elle apporte des relations nouvelles et authentiques, basées sur un soutien mutuel, la foi commune et un engagement à vivre selon les enseignements de Jésus. Voir Éphésiens 2:19 ; Galates 6:10 ; Hébreux 10:24-25.

 

Puissions-nous demeurer toujours fortifiés dans notre relation avec Dieu et avec Sa grande famille.

 

Que la lumière du Christ illumine votre chemin en ce jour.

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