AUTRES TÉMOIGNAGES SUR JÉSUS

 AUTRES TÉMOIGNAGES SUR JÉSUS 


Dimanche 03 novembre 2024/

Semaine 6 : Autres témoignages sur Jésus

Thème général : Thèmes dans l'Evangile de Jean


Texte à méditer : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12:32).


Après avoir exploré, au cours des deux dernières semaines, les témoignages des Juifs puis des Samaritains, le thème de cette semaine éclaire davantage la nature et la mission de Jésus à travers des révélations plus profondes. Jésus ne se limitait pas à faire des déclarations surprenantes sur Lui-même, sur son identité, sur le lien avec le Père qui L’avait envoyé, ou sur son origine. Il manifestait concrètement Son essence divine par des signes et des miracles qui suscitaient l’étonnement et la foi. Certains disaient ouvertement à son sujet : « Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci ? » (Jn 7:31).


Cette semaine, nous apprendrons aussi que « la vérité » engendre la division et détermine qui la recevra avec un esprit ouvert et un cœur humble. Certaines de ses œuvres, comme la guérison à la piscine de Béthesda ou la multiplication des pains, sont autant de témoignages de Son pouvoir, mais elles provoquent aussi des réactions diverses : admiration et foi pour certains, scepticisme et rejet pour d’autres. La résurrection de Lazare, en particulier, attise une ferveur de croyance chez certains, tandis que d’autres y voient une menace, nourrissant une hostilité qui culminera dans la condamnation et la mise à mort de Jésus.


Le thème de cette semaine met en lumière des témoignages venant compléter et approfondir ceux des Juifs et des Samaritains examinés jusqu’à présent. Cette réflexion révèle comment ces signes miraculeux, loin de faire l’unanimité, exposent la complexité de la perception de Jésus parmi ceux qui le suivent. Chaque événement apporte une compréhension plus profonde de Son rôle messianique, invitant à méditer sur la nature du Christ.


CITATIONS

« Jean-Baptiste ne plaisantait pas. Il vivait dans le désert, aux abords de la mer Morte. Son régime alimentaire frôlait la famine, tout comme celui de ses disciples. Ses vêtements étaient si rustiques que même les brocanteurs n’en auraient pas voulu. Lorsqu’il prêchait, c’était un torrent de feu et de soufre à chaque fois.

 

Le Royaume approchait, disait-il, mais si vous pensiez qu’il s’agissait d’une douce réception au thé rose, il valait mieux y repenser. Si vous ne vous amendiez pas, Dieu vous taillerait comme un orme malade ou vous jetterait au feu comme la paille. Il affirmait que le fait d’être Juif ne vous donnerait pas plus de faveur qu’être Hottentot, et l’une de ses expressions favorites pour s’adresser à son assemblée était de les appeler "génération de vipères". Votre seul espoir, disait-il, était de purifier votre vie comme si votre existence en dépendait – ce qui était le cas – et de vous faire baptiser en signe de repentance. Certains pensaient qu’il était Élie revenu des morts, et d’autres croyaient qu’il était le Messie, mais Jean rejetait l’une et l’autre de ces idées. « Je suis la voix qui crie dans le désert, » disait-il en citant Ésaïe, « celui qui essaie de vous faire entendre raison » (Matthieu 3:3).


Un jour, voilà que Jésus se présente. Jean le reconnaît instantanément. « C’est toi qui devrais me baptiser, » dit-il (Matthieu 3:14), mais Jésus insista, et ils descendirent ensemble dans le Jourdain, où Jean exécuta le baptême » - Frederick Buechner.

 

QUESTIONS

En quoi les preuves fournies par Jésus étaient-elles supérieures à celles de Jean-Baptiste ? Pourquoi Jésus a-t-il choisi les images consistant à manger sa chair et boire son sang ? Comment cela a-t-il conduit au départ de nombreux de ses disciples – qu’est-ce qu’ils reprochaient à cet enseignement ? Pourquoi Jésus a-t-il utilisé le symbole de l’eau vivifiante qu’il donnerait à ceux qui viennent à lui ?

 

LA SEMAINE EN BREF

Dans Jean 3:25-36, les disciples de Jean se plaignent de ce que Jésus baptise. Jean leur répond en affirmant que "quiconque se confie dans le Fils a la vie éternelle." Il identifie également Jésus comme "l’Agneau de Dieu." Dans Jean 1:32–36, il est dit que « ceux qui sont consacrés au Très-Haut recevront le royaume. Ils posséderont le royaume pour l’éternité, pour toujours et à jamais » (Dan. 7:18). Dans Jean 6:51–71, Jésus parle du pain descendu du ciel, auquel il s’identifie lui-même. Cela conduit beaucoup de ses disciples à l’abandonner, et Jésus demande alors à ses apôtres s’ils souhaitent également partir. Pierre répond : "Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous avons confiance en toi, et nous sommes convaincus que tu es le Saint de Dieu. » Jésus affirme qu’il donne une preuve plus grande que Jean, et que les œuvres qu’il accomplit prouvent que le Père l’a envoyé (Jean 5:36–38). Jésus appelle les gens à venir recevoir de lui l’eau qui donne la vie (Jean 7:37–53). Il déclare : « quand je serai élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12:32).


COMMENTAIRE

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, dans l’Ancien Testament, le système sacrificiel exigeait la mort d’un animal innocent lorsque quelqu'un avait péché en violant la loi ? Cela peut sembler déroutant. Dans certaines sociétés, des sacrifices d’animaux ou même d’êtres humains sont offerts aux divinités païennes, mais ils servent souvent d'hommage aux dieux plutôt que de punition pour un acte fautif. Certaines traditions chrétiennes, cherchant à donner du sens à ce système, ont instauré des pratiques comme l’auto-flagellation ou l’imposition d’amendes pour des comportements pécheurs. Ces actes semblent logiques en tant que conséquences d’une faute. Toutefois, l’aspect apparemment irrationnel du système sacrificiel de l’Ancien Testament est en réalité un témoignage puissant : il annonce que Jésus est le Messie, qu’il est Dieu lui-même, venu pour accomplir et donner sens à ces rites.


Jean-Baptiste fut le premier à reconnaître en Jésus « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », en référence directe au système sacrificiel de l’Ancien Testament. Cette semaine, nous examinerons en profondeur le témoignage de Jean-Baptiste. Celui-ci ne nourrissait ni confusion ni doute quant à l'identité du Christ. À chaque occasion, il désignait Jésus comme le Fils de Dieu et comme l’accomplissement des prophéties. Il ne se comportait en aucun cas en politicien opportuniste, prêt à se conformer à l’opinion de la foule ; bien au contraire, il restait fermement ancré dans la vérité révélée du royaume de Dieu, que cette vérité soit acceptée ou non par la majorité. Jean-Baptiste était même disposé à rester seul, inébranlable, pour défendre la vérité dont il était convaincu qu’elle venait de Dieu.


Puisse l’engagement radical de Jean-Baptiste servir d'exemple et nous inspirer à demeurer fermes et fidèles dans la cause de Christ. Que l’amour de Christ guide nos actions et que Ses promesses renforcent notre foi.


Puisse le Seigneur éclairer votre chemin, renouveler votre foi, et vous accorder des grâces abondantes tout au long de cette semaine !

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