CE QUE L’ESPRIT SAINT NOUS REVÈLE
CE QUE L’ESPRIT SAINT NOUS REVÈLE
Jeudi 12 décembre 2024
Semaine 11 : Le Père, le Fils et l’Esprit
Thème
général : Thèmes dans l'Evangile de
Jean
Texte à méditer : « Quand
le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la
vérité » (Jean 16:13).
Dans l'Évangile
de Jean, le Saint-Esprit joue un rôle
central et actif dans le processus de la conversion spirituelle, décrit par
Jésus comme la nouvelle naissance, « non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté
de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1:13). Il agit comme un guide et un
consolateur, éveillant la conscience à l’urgence du salut (Jean 16:8),
convainquant les cœurs de la véracité des paroles du Père et du Fils, et aidant
les croyants à comprendre et à se souvenir des enseignements de Jésus (Jean
14:26).
Le
Saint-Esprit remplit plusieurs fonctions essentielles mentionnées dans Jean
16:8-15. Premièrement, il convainc de péché, révélant les fautes qui
doivent être éliminées (Jean 16:9). Deuxièmement, il convainc de justice,
en montrant la joie de faire ce qui est juste plutôt que ce qui est égoïste
(Jean 16:10). Cette justice, imputée et communiquée, est rendue possible par le
ministère de l’Esprit et découle de l’œuvre salvatrice de Jésus. Troisièmement,
il convainc du jugement à venir, affirmant la victoire de Christ et la
défaite de Satan (Jean 16:11), ce qui incite à une repentance sincère et à une
véritable réforme en vue du retour de Christ.
Son rôle ne
se limite pas à la conviction : il guide dans toute la vérité et glorifie
Jésus en honorant ses paroles et sa volonté (Jean 16:13-14). En enseignant
et en rappelant les paroles de Jésus (Jean 14:26), il assure une compréhension
profonde des enseignements divins, même après le départ de Jésus. Ce départ
était bénéfique, car il a permis l’envoi du Saint-Esprit, capable d’être
présent partout simultanément, contrairement à Jésus lors de son ministère
terrestre (Jean 16:7).
Grâce à son
action, l’Esprit transforme la vie des croyants,
les amenant à se repentir et à embrasser une vie de justice. Il ne force pas à
croire mais agit en influençant les consciences, ce qui témoigne de son rôle divin et personnel. Sa présence
active est perçue à travers des effets concrets sur la vie spirituelle,
rappelant que la nouvelle naissance et la marche dans la lumière divine sont
rendues possibles par son œuvre.
ILLUSTRATION - L’électricité
se manifeste comme une force d’une puissance impressionnante. Lorsqu’un éclair
frappe un arbre, le fracas assourdissant et les éclats projetés témoignent de
son intensité. Dans une centrale électrique, une panne du réseau près d’un
poste de commutation à haute tension entraîne un vacarme comparable à un champ
de bataille, les interrupteurs étant désactivés par de puissantes décharges
d’air comprimé pour éviter tout embrasement.
Malgré
toute cette puissance, l’électricité pénètre discrètement dans nos foyers, à
240 volts (ou 110 volts pour les plus prudents). Sans bruit ni éclat, elle
illumine nos ampoules, prépare nos repas, alimente nos ordinateurs, et, si on
le souhaite, brosse même nos dents. L’importance de l’électricité ne réside pas tant dans
la démonstration de sa puissance que dans les multiples services qu’elle rend
au quotidien.
Lorsque l’on
écoute certains chrétiens, on a l’impression que leur vision du Saint-Esprit se
concentre exclusivement sur la puissance et l’extraordinaire. Ils recherchent
les vents impétueux, les flammes en forme de colombe. Ils souhaitent parler
dans une langue incompréhensible ou être saisis d’un élan de courage pour
prêcher l’Évangile.
Pourtant,
Jésus a dit : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu
ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de
l’Esprit » (Jean 3:8).
Jésus a
également affirmé : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre
consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (Jean 14:16).
- « Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous
enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit »
(Jean 14:26). - « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la
part du Père, l’Esprit de vérité qui vient du Père, il rendra témoignage de
moi » (Jean 15:26). - « Cependant, je vous dis la vérité : il vous est
avantageux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne
viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai » (Jean
16:7). Il apparaît clairement que l’élément essentiel concernant le
Saint-Esprit n’est pas tant sa puissance que son
rôle fonctionnel et bienveillant. Sommes-nous prêts à accueillir
cette vérité ?
Certains trouvent important de souligner que le Saint-Esprit n'est pas aussi central
dans l'Évangile de Jean que le Père et le Fils. - En effet, le Saint-Esprit
n'est pas souvent "mis en avant" dans la Bible parce que, comme Jésus
l'a enseigné, son rôle est de nous donner une puissance intérieure qui produit
un changement extérieur dans la vie. Il agit comme
une brise dont on ne perçoit la présence qu'à travers ses effets
(Jean 3:5-8). Le Saint-Esprit occupe une place plus prépondérante dans
l'Évangile de Jean que dans les autres Évangiles. C'est Jean qui a consigné les
enseignements de Christ concernant le Saint-Esprit : Jean 3:5-8, Jean 6:63,
Jean 14:16-18, 26, Jean 15:26, Jean 16:7-15. Pour bien comprendre le rôle du
Saint-Esprit, il est indispensable de commencer par étudier les
enseignements de Jésus tels que rapportés par Jean. Ces enseignements
constituent une base essentielle pour interpréter les manifestations
charismatiques décrites dans le livre des Actes.
Négliger
les enseignements de Jésus sur le Saint-Esprit et se
concentrer exclusivement sur les manifestations charismatiques dans le livre
des Actes et les écrits de Paul a
malheureusement conduit de nombreuses personnes à une compréhension erronée du
Saint-Esprit. (Il convient de noter que les expériences charismatiques étaient
fréquentes dans le paganisme antique et se manifestent encore aujourd'hui dans
certaines religions non chrétiennes à travers le monde. Ces phénomènes ne
constituent donc pas nécessairement une preuve d'origine divine.)
L’illustration
mentionnée plus haut sur l’électricité est très pertinente pour mieux
comprendre le fonctionnement du Saint-Esprit. Il existe des courants dans nos
Églises qui cherchent à réduire le rôle et la
personne du Saint-Esprit à une simple force impersonnelle ou puissance divine, que l’on pourrait qualifier - osons le dire - « d’électricité de Dieu
».
Si cette
vision est juste, alors les Écritures, et même le Christ lui-même, seraient
dans l’erreur. Pourquoi, pourrait-on demander ? Réfléchissez-y. Jésus n’a
jamais parlé du Saint-Esprit comme d’une force impersonnelle. Au contraire, il
l’a présenté comme un être personnel, en utilisant des pronoms personnels pour
décrire son œuvre. L’emploi des pronoms de la troisième personne – « il », «
lui » – confirme la personnalité et l’existence propre du Saint-Esprit. Jésus
n’a jamais parlé du Saint-Esprit en disant « cela ».
Jésus se
réfère directement au Saint-Esprit comme à une personne. Il lui attribue des
caractéristiques propres à une personne, capable d’actions, d’émotions et de
relations interpersonnelles. Voici quelques aspects personnels du Saint-Esprit
: il a une intelligence (1 Corinthiens 2:10-11), il connaît des choses, ce qui implique une
capacité intellectuelle (Romains 8:27), il possède une volonté (1 Corinthiens
12:11), il convainc du péché (Jean 16:8), il
accomplit des miracles (Actes
8:39), il guide (Jean 16:13), il intercède (Romains 8:26), il doit être obéi (Actes
10:19-20), il peut être trompé (Actes 5:3), résisté
(Actes 7:51), attristé (Éphésiens 4:30), blasphémé
(Matthieu 12:31) et insulté (Hébreux 10:29). Il
interagit avec les apôtres (Actes
15:28) et avec chaque membre de la Divinité (Jean 16:14 ; Matthieu 28:19
; 2 Corinthiens 13:14). L’évidence de la personnalité du Saint-Esprit est
irréfutable dans la Bible. La question est : sommes-nous prêts à l’accepter ?
Pensez-y :
une force ou une puissance impersonnelle peut-elle accomplir toutes ces choses
ou posséder de telles qualités ? Certainement pas. Enfants, nous avons appris à
ne pas jouer avec l’électricité en introduisant un couteau ou une aiguille dans
une prise de courant. L’étincelle, le choc et la fumée qui s’en suivirent nous ont
appris à ne jamais recommencer. Ces incidents nous ont profondément marqués, mais nous n’avons ni attristé, ni blessé, ni insulté
l’électricité. Une force impersonnelle ne peut pas être attristée,
car cela nécessite des émotions, de l’empathie et une personnalité, toutes
absentes d’une simple puissance.
Pourquoi Satan chercherait-il à contrefaire une
imitation ? Il ne le fait pas
! Il contrefait toujours une réalité authentique, car c’est là que réside la
puissance de sa tromperie. Les caissiers de banque ne passent pas leur temps à
étudier les différentes contrefaçons possibles. Au contraire, ils étudient en
profondeur la monnaie authentique, afin de détecter instantanément une
contrefaçon lorsqu’ils y sont confrontés. En tant que chrétiens, nous devons
consacrer davantage de temps à l’étude de l’œuvre, de la personnalité et de la
divinité de la véritable Trinité, pour reconnaître immédiatement les fausses
représentations lorsqu’elles se présentent.
Certains
citent les « pionniers » de l’Église pour justifier le rejet de la divinité
personnelle du Saint-Esprit. Mais ces pionniers avaient-ils toute la vérité ?
Non ! Ils ne comprenaient même pas que le septième jour était le véritable
sabbat biblique, jusqu’à ce qu’une Baptiste, Rachel Oakes, leur en fasse part.
La vérité et la connaissance sont progressives. Dieu éclaire notre chemin en
attendant que nous avancions dans cette lumière. Si
nous refusons de progresser, cette lumière devient ténèbres.
La "trinité"
enseignée par certaines églises chrétiennes n’est pas la même que la Divinité
biblique. Cette "trinité" n’est qu’une pâle imitation, une contrefaçon
médiocre de la glorieuse Divinité révélée par « l’Écriture inspirée de
Dieu » (2
Timothée 3:16). Nous ne devons pas laisser la présence d’une
contrefaçon nous amener à rejeter l’authentique. Au contraire, cela devrait
nous encourager à mieux connaître et apprécier la véritable Divinité révélée
dans les Écritures.
« L’imitation est la forme la plus sincère de
flatterie que la médiocrité puisse offrir à la grandeur. » – Oscar Wilde
Agréable journée sous l’œil bienveillant de
l’Éternel !
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