JÉSUS ET LE PÈRE : RESTAURER UNE RELATION BRISÉE

 JÉSUS ET LE PÈRE : 

RESTAURER UNE RELATION BRISÉE 


Mardi 10 décembre 2024

Semaine 11 : Le Père, le Fils et l’Esprit

Thème général : Thèmes dans l'Evangile de Jean

Texte à méditer : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10:30).


La méditation d’hier a mis en évidence des réflexions riches et variées sur le rôle du Père dans l’Évangile de Jean : donateur du salut, réconciliateur actif, éducateur, juge juste et source de vie. Aujourd’hui, nous orientons notre réflexion sur le Père en tant qu’initiateur de la recherche et de la restauration. Nous explorerons pourquoi Dieu a pris l’initiative de chercher Adam et Ève après leur chute et comment cette initiative se prolonge dans la mission de Jésus-Christ, venu restaurer la relation brisée entre Dieu et l’homme.


Après leur désobéissance, Adam et Ève ressentirent la honte et la peur. Leur tentative de se cacher de Dieu illustre une séparation non seulement physique, mais aussi spirituelle (Genèse 3:7-9). Pourtant, Dieu prit l’initiative de les chercher, non pour les condamner, mais pour commencer le processus de réconciliation : « Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit : Où es-tu ? »


La question de Dieu est un appel personnel, un rappel que, même dans nos moments d’éloignement, Il nous cherche activement. C’est une invitation à répondre à Son amour. Parfois, nous avons tendance à mettre l’accent sur notre engagement envers Dieu, mais que serait notre engagement humain sans Son grand engagement envers nous? C’est Son engagement qui inspire notre engagement. Paul affirme ce point en demandant: « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? » (Rm 2:4).


Jésus est la Parole incarnée qui manifeste le Père. Jean proclame que Jésus est la Parole éternelle, le Fils divin venu habiter parmi nous pour révéler le Père (Jean 1:1-2, 14-18). Par Jésus, nous voyons la gloire et la grâce de Dieu manifestées. Il est venu rétablir la relation rompue : « Et nous avons tous reçu de Sa plénitude, et grâce sur grâce » (Jean 1:16). Jésus est à la fois le message et le moyen de cette réconciliation.


Jésus n’est pas seulement venu pour rétablir la communion avec Dieu, mais pour offrir une vie abondante et éternelle : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » (Jean 10:10). Cette vie est enracinée dans l’unité parfaite entre Jésus et le Père : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10:30). Pierre, dans sa confession de foi, déclare : « Nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu » (Jean 6:69).


Cette vie en abondance ne se limite pas aux bénédictions terrestres, mais englobe une communion intime avec Dieu. En croyant en Jésus, nous participons à cette vie divine.


La divinité de Christ : l’assurance de la vie éternelle. Dans Jean 5, Jésus affirme Son unité avec le Père, provoquant l’opposition des chefs religieux : « Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis » (Jean 5:17). Cette déclaration révèle la divinité de Christ, un point réaffirmé après Sa résurrection lorsque Thomas proclame : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20:28).

La divinité de Christ garantit l’efficacité de Son œuvre de rédemption. Par Lui, nous avons l’assurance de la vie éternelle.


Jésus révèle le Père au monde. Le monde, aveuglé par le péché, n’a pas reconnu Dieu : « Père juste, le monde ne t’a point connu » (Jean 17:25). Jésus, envoyé par le Père, a pour mission de révéler Sa véritable nature. Il affirme : « Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de Celui qui m’a envoyé » (Jean 9:4).

  • Un message urgent : Jésus sait que Sa mission est limitée dans le temps, mais Il confie également cette mission à Ses disciples.
  • Un retour vers le Père : Jésus prépare Ses disciples à Son départ : « Maintenant je m’en vais à Celui qui m’a envoyé » (Jean 16:5).

Jésus nous révèle un Dieu proche, aimant et actif. Par Sa vie, nous apprenons à connaître le Père et à participer à Sa mission de réconciliation.


« L’incarnation » est un terme théologique imposant derrière lequel on a tendance à se réfugier. Cela évoque ces concepts modernes qui émergent, comme le métavers, par exemple. On leur donne un nom accrocheur, puis on les entoure d’explications complexes, de débats et d’interprétations, parfois au point d’en obscurcir la simplicité initiale. C’est un peu ce qui arrive avec « l’incarnation » : un concept fondamental qui, sous le poids des explications, peut parfois perdre sa clarté essentielle.


Dieu est devenu humain. Lorsqu’un enseignant débute sa carrière, armé de diplômes prestigieux et d’un bagage de connaissances théoriques, il peut être tenté de se percevoir comme une source infaillible de savoir, une mine de connaissances scientifiques remarquables et de théories pédagogiques prêtes à être appliquées. Cependant, il devient vite évident que cette posture ne constitue pas un point de départ idéal pour l’apprentissage. L’enseignement s’améliore considérablement lorsque l’enseignant place l’élève au centre de l’apprentissage, pense comme lui, et s’engage à apprendre à ses côtés. Cette capacité à s’identifier aux apprenants ou cette approche centrée sur l’élève, devient alors un facteur clé de succès dans la transmission des savoirs.


Cette illustration n’est pas parfaite mais, Dieu, dès le départ, savait que le meilleur moyen de transmettre cette idée de salut était de s’identifier à ses créatures humaines : marcher là où nous marchons, souffrir comme nous souffrons, goûter aux mêmes joies que nous. Ce qui rend la conception chrétienne de la divinité vraiment unique, c’est que Dieu s’identifie à nous. Il ne s’est pas contenté de nous jeter une corde en disant : « Sauvez-vous vous-mêmes ! » Il s’est impliqué dans notre processus de salut.


Et cette démarche d’identification devrait inspirer notre manière d’approcher le partage de l’Évangile. Parfois, nous nous considérons comme la source ultime de savoir et cherchons à enseigner aux autres de l’extérieur, en les submergeant de mots et d’arguments. Nous devons nous identifier à ceux que nous voulons atteindre. Nous sommes nous aussi des apprenants dans cette aventure de l’Évangile. Lorsque nous saisissons cette vérité, Dieu peut véritablement nous transformer.


Les textes mentionnés aujourd’hui mettent en lumière une vérité fondamentale : en Jésus, le Père a pris l’initiative de restaurer notre relation rompue par le péché. Cette œuvre, accomplie dans l’amour et l’unité parfaite de la Trinité, nous offre une espérance vivante : la vie abondante et éternelle en Christ. Puissions-nous répondre à l’appel de Dieu avec humilité et sincérité, en accueillant Son amour qui nous cherche.


Que la révélation du Père en Jésus approfondisse notre communion avec Lui et transforme nos vies. Et que cette transformation rayonne dans nos relations avec les autres, témoignant de la grâce divine.


Abondantes grâces de l’Éternel !

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