LA THÉOLOGIE "d’en haut" OU LA THÉOLOGIE "d’en bas"
LA THÉOLOGIE "d’en haut"
OU LA THÉOLOGIE "d’en bas"
Jeudi 26 décembre 2024
Semaine 13 : Épilogue : connaître Jésus et sa Parole
Thème
général : Thèmes dans l'Evangile de
Jean
Textes à méditer :
« Celui
qui vient d’en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la
terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est
au-dessus de tous »
(Jean 3:31).
«
Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies,
dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes
voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos
pensées » (Ésaïe 55:8-9).
Dans notre réflexion
cette semaine, nous nous penchons également sur l’histoire d’un éminent noble
juif, officier de haut rang au service du
roi Hérode. Cet officier se rend à Jésus en quête de guérison pour son fils
mourant (Jean 4:46-54). Face à l’échec des médecins, et dans une
détresse profonde, il décide de chercher secours auprès du grand Médecin.
Cependant, son approche révèle une foi conditionnelle, fondée sur la nécessité de voir un miracle pour croire.
Cette attitude illustre ce que l’on pourrait appeler une « théologie d’en bas
», où la foi dépend des preuves tangibles plutôt que de la confiance en Dieu.
Jésus, conscient des motivations de cet homme, savait que sans un
miracle, il ne croirait pas en Lui comme le Messie promis. Pourtant, dans Sa
compassion infinie, Jésus désirait non seulement guérir l’enfant, mais aussi
éveiller chez cet homme une foi authentique et offrir le salut à toute sa
famille. En déclarant : « Si vous ne voyez
des miracles et des prodiges, vous ne croyez point » (Jean 4:48), Jésus provoque une prise de conscience
chez ce père de famille. Ces paroles percent son cœur, l’invitant à réfléchir à
ses motivations égoïstes et à entreprendre un cheminement vers une foi sincère,
non plus basée sur les miracles, mais sur la personne et les promesses de
Christ.
Qu’est-ce que la théologie "d’en bas" ?
La théologie d’en bas place
les idées humaines au-dessus de la Parole de Dieu. Elle impose des normes à Dieu, cherchant à conformer
Ses actions à des attentes subjectives et limitées. En d'autres termes, cette
théologie repose sur la logique humaine et exige des preuves tangibles avant de
croire. C’est un piège dangereux, car il réduit la foi à une transaction basée
sur les besoins et les désirs terrestres.
Qu’est-ce que la théologie "d’en haut" ?
À l’opposé, la théologie d’en haut commence par une foi inconditionnelle en Dieu et en Sa Parole. Elle reconnaît l’autorité des Écritures comme guide
suprême (2 Timothée 3:16 ; Psaume 119:105 ; Jean 17:17 ; Matthieu
4:4). Dans cette approche, les Écritures
s’interprètent elles-mêmes, et la vision du monde biblique prévaut sur les
philosophies et opinions humaines. Croire en Jésus, c’est aussi croire en la
Parole, car « si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples
» (Jean 8:31).
La relation entre foi et obéissance
La théologie d’en haut se manifeste par une foi vivante et une obéissance motivée par l’amour
pour Dieu. Entendre la Parole de Dieu ne se limite
pas à une prise d’information passive : cela implique une réponse active et un
engagement à faire Sa volonté. Comme le dit Jésus : « Si
quelqu’un est décidé à faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra bien si mon
enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative » (Jean 7:17).
De plus, l’obéissance est une expression d’amour envers Jésus. « Si
quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à
lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23). Une obéissance
fondée sur l’amour est libératrice et profonde, tandis qu’une obéissance sans
amour risque de sombrer dans le légalisme.
Question de réflexion : Quelle est la relation entre notre amour pour Jésus
et notre obéissance ? Comment pouvons-nous éviter de tomber dans un légalisme froid et développer une foi basée sur une relation vivante et aimante avec Lui
?
Parfois, nous Chrétiens obéissons parce que nous aspirons à aller au
ciel et à obtenir la vie éternelle. À bien des égards, cette attitude reflète
une théologie similaire à celle manifestée par l’officier juif du récit
biblique mentionné plus haut. On peut la qualifier de « christianisme du culte du cargo. » Nous nous
engageons dans la foi pour en tirer quelque chose. Il n’est pas dit que nous ne
devrions pas avoir cette espérance, mais notre christianisme devrait dépasser
ce simple désir d’accomplissement futur pour s’enraciner dans une réalité
pratique, vécue dès à présent.
Si nous quittons un instant l’Évangile de Jean pour celui de Matthieu,
nous remarquons que celui-ci mentionne « le Royaume des cieux » près de trente fois. Bon nombre de ces références s’accompagnent de
l’expression : « Le Royaume des
cieux est proche. » Cela ne semble pas désigner une
promesse future, mais plutôt une réalité présente. Ce Royaume "d’en haut" est déjà ici, et il est de notre responsabilité de le
partager dès maintenant.
Ce
n’est pas simplement un sujet de discussion : nous sommes appelés à incarner la
réalité du "Royaume des cieux est proche" à travers nos actions, notre
travail et notre engagement. Le Royaume
n’est pas une idée abstraite, mais une réalité à vivre pleinement dès à
présent. Si nous croyons être des citoyens du Royaume « d’en haut », alors
notre foi doit se traduire par des actes concrets, apportant transformation et
espoir à ceux qui nous entourent.
C’est
ainsi que tous reconnaîtront…
Abondantes grâces de l’Éternel !
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