LE POINT DE FOCALISATION

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Mardi 24 décembre 2024

Semaine 13 : Épilogue : connaître Jésus et sa Parole

Thème général : Thèmes dans l'Evangile de Jean


Texte à méditer : « Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21:22).


Il vous est sûrement arrivé de vivre cette scène : une personne est interpellée par les forces de l’ordre pour avoir légèrement dépassé la limite de vitesse, par exemple de 5 km/h. Pendant que l’agent rédige la contravention, un autre véhicule passe à vive allure, bien au-delà de la vitesse autorisée. Face à cette situation, la personne questionne l’agent : « Pourquoi ne poursuivez-vous pas ce conducteur ? Il roule bien plus vite que moi ! » L’agent répond alors, avec calme, que cela ne la concerne pas : elle a enfreint la loi et il est de son devoir de veiller à ce qu’elle en assume les conséquences. De manière similaire, Pierre se montrait curieux à propos de Jean. Il venait de recevoir une mission de Jésus et voulait savoir ce que l’avenir réservait à Jean.


Ainsi que nous l’avons observé hier, au cours de la rencontre entre Jésus et ses disciples sur les rives de la mer de Galilée, Jésus venait de restaurer Pierre dans son ministère en lui adressant cette invitation solennelle : « Suis-moi » (Jean 21:19). Il semble qu’il s’agissait d’une marche réelle et physique aux côtés de Jésus sur la plage. En rétablissant Pierre dans le ministère, Jésus avait prédit la manière dont il mourrait. En effet, dans Jean 21.18-19, Jésus adresse à Pierre des paroles qui semblent évoquer l’expérience de nombreuses personnes vieillissantes. Toutefois, il ne s’agit pas ici d’une simple prédiction sur l’âge avancé de Pierre. Jésus lui révèle plutôt la nature de sa mort future : Pierre sera crucifié, témoignant ainsi de sa fidélité jusqu’au bout.


Lorsque Jésus invite Pierre à le suivre sur la plage, cette injonction va bien au-delà d’un appel ordinaire à la marche dans ses pas. Elle symbolise un engagement total, une destinée où Pierre suivra Jésus jusque dans la souffrance et la croix. Jésus enseigne ainsi à Pierre que, contrairement à son passé marqué par des défaillances, il sera désormais fidèle, prêt à tenir sa promesse de donner sa vie pour son Maître.


Il est juste de dire qu’il semblait y avoir une sorte de « compétition » entre deux des disciples éminents de Christ : Pierre et Jean. Tous deux se disputaient Son attention. Jean, l’unique disciple à avoir suivi Jésus jusqu’à la croix, se désigne fréquemment comme « le disciple que Jésus aimait. » Bien que Pierre ait affirmé aimer Jésus plus que tous les autres, il semble percevoir en Jean un rival dans l’affection du Maître. Jésus venait d’achever de restaurer Pierre devant ses condisciples et de lui confier le rôle pastoral de Ses brebis. Au milieu de cette œuvre de réhabilitation, Jésus avait inclus la prédiction de la façon dont Pierre allait donner sa vie pour l’évangile. Alors que Pierre marchait avec Christ sur la plage, Jean était à proximité. Apparemment, cela avait rendu Pierre curieux. Si Pierre devait souffrir, Jean ne devait-il pas souffrir aussi ? Pierre, se tournant vers Jean, pose une question intrigante sur l’avenir de ce dernier : « Seigneur, et lui, que lui arrivera-t-il ? » (Jean 21:21).


Pourquoi cette curiosité ? Cette question reflète un mélange de rivalité et d’incertitude sur les plans divins concernant Jean. Enfin, dans Jean 21.22, Jésus lui répond avec une clarté désarmante : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » En des termes modernes, cette réponse pourrait se traduire ainsi : « Concentre-toi sur ton propre chemin. Ne te préoccupe pas de ce qui ne te regarde pas. Jean a son propre rôle à jouer dans mes desseins. » Jésus invite ainsi Pierre, et chacun de nous, à rester focalisé sur sa propre mission sans s’égarer dans des comparaisons inutiles ou des préoccupations concernant les autres.


Nous avons parfois tendance à être excessivement curieux de ce qui arrive aux autres : ils obtiennent plus, ou moins, que nous ; ils reçoivent quelque chose qu’ils ne méritent pas ; c’est injuste, et ainsi de suite. Porter une telle attention aux affaires d’autrui est, dans ce sens, souvent stérile. Ne vous laissez pas absorber par le succès ou les réalisations des autres chrétiens. Cette leçon, bien que fondamentale, peut être difficile à intégrer, surtout dans un monde où la compétition pousse souvent à vouloir surpasser les autres. Cependant, la Bible nous enseigne à rechercher l’excellence personnelle, non par comparaison avec autrui, mais par la puissance de l’Esprit saint.


L’objectif est de toujours offrir le meilleur de soi-même dans son travail pour Dieu. Jésus voulait faire comprendre à Pierre une vérité essentielle : Le suivre doit rester une priorité absolue, indépendante de ce que font les autres ou des circonstances environnantes. La pression exercée par les pairs ou les courants d’opinion peut facilement nous égarer, mais l’engagement envers Jésus doit rester ferme et inébranlable. Cet état d’esprit est d’autant plus crucial aujourd’hui, à une époque où beaucoup se laissent guider par des tendances passagères ou l’approbation publique.


En tant que disciples fidèles, notre cheminement avec Jésus ne peut être influencé par les opinions ou les actions des autres. Nous devons Le suivre par conviction personnelle, convaincus qu’Il est notre Sauveur. Car, au moment où Jésus reviendra, ce ne sont ni les pensées ni les jugements des autres qui auront de l’importance, mais bien ce que Dieu pensera de nous. Notre salut, en fin de compte, est une affaire entre Dieu et chacun de nous – Nous devons garder les yeux fixés sur Jésus.


Les paroles de Jésus : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21:22) furent souvent mal comprises. Certains pensaient qu’elles signifiaient que Jésus reviendrait avant que Jean ne meure. Avec le temps, alors que Jean vieillissait et que Jésus n’était pas encore revenu, cette idée devint source de confusion, surtout après la mort de Jean. Cette interprétation erronée fut cependant corrigée par Jean lui-même, qui précisa qu’il s’agissait d’une expression de l’autorité de Jésus sur Sa volonté et non d’une prophétie.


Il est essentiel de comprendre que Jésus ne visait pas à prédire l’avenir de Jean, mais à recentrer Pierre sur l’importance de Le suivre, indépendamment de ce qui arriverait aux autres. Les paroles de Jésus étaient conditionnelles : « Si je veux qu’il demeure. » Cette formulation illustre la souveraineté de Jésus et souligne que chaque disciple doit se concentrer sur sa propre fidélité. Il est facile, comme Pierre, de mal interpréter ces paroles et de se détourner du véritable enseignement : rester attaché à Jésus, quelles que soient les circonstances, comme le rappelle ce passage d’Ésaïe :

"Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, vous toutes, extrémités de la terre ! Car je suis Dieu, et il n'y en a pas d'autre" (Ésaïe 45:22).


Un excellent conseil, sans aucun doute, sur la direction dans laquelle orienter notre attention.


Bonne journée sous le bienveillant regard de l’Éternel !

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