LE TOMBEAU VIDE
LE TOMBEAU VIDE
Jeudi 19 décembre 2024
Semaine 12 : L’heure de gloire : la croix et la
résurrection
Thème
général : Thèmes dans l'Evangile de
Jean
Texte à méditer : « Alors l'autre disciple, qui était arrivé le
premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut » (Jean 20:8-10).
Après Pierre, Jean pénétra également dans le tombeau et vit le linceul
soigneusement plié ; il crut. Mais pourquoi la vision des bandes de lin et
du linceul soigneusement plié dans un lieu à part l’aurait-elle conduit à
croire en la résurrection de Jésus ? Pour répondre à cette question, il
convient de s’interroger sur la raison pour laquelle le
tombeau était vide. L’hypothèse la plus commune serait
celle d’un vol ou d’une profanation. Toutefois, cette explication se heurte à
trois arguments majeurs : tout d’abord, le tombeau était sous surveillance
(Matthieu 27:62-66), ce qui rendait toute tentative de vol hautement improbable
; ensuite, les pilleurs de tombes recherchent généralement des biens précieux
et non des corps en décomposition ;
enfin, ces derniers agissent avec précipitation et n’auraient pas pris le soin
de plier les linges funéraires. Ce détail précis du linceul plié, manifestant
calme et intentionnalité, permit à Jean de comprendre qu’il ne s’agissait pas
d’un acte humain, mais bien d’un signe de la résurrection de Jésus-Christ. Le
linceul plié devient ainsi un symbole discret mais éloquent de la résurrection,
invitant chacun à croire non par contrainte, mais par la contemplation
attentive de la vérité divine révélée.
La
résurrection de Christ du tombeau très tôt, le premier jour de la semaine,
était indispensable à la foi de Ses disciples. Christ devait ressusciter du
tombeau comme Il l’avait dit et comme l’Ancien
Testament l’avait prédit. Aucune puissance maléfique ne pouvait Le
maintenir dans le sol. Sur l’ordre puissant de Son Père de Se lever, les forces
du mal furent totalement vaincues. L’apôtre Paul (initialement Saul, Pharisien,
farouche opposant et persécuteur des disciples), déclare dans 1
Corinthiens 15:17: « Et si Christ n’est pas
ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés. »
De plus, dans 1 Corinthiens 15:19, il continue : « Si c’est dans cette vie
seulement que nous espérons en Christ, nous sommes
les plus malheureux de tous les hommes. »
Pourquoi «
les plus malheureux ? » Parce que l’espérance glorieuse de la résurrection
ne serait pas possible, et les morts en Christ ne seraient pas ressuscités,
si Christ n’était pas ressuscité. Mais la résurrection eut lieu le matin du
premier jour de la semaine, et Marie de Magdala, Pierre et Jean furent témoins
du tombeau vide. Les soldats romains avaient été témoins de la sortie de Christ
du tombeau peu de temps auparavant, et ils étaient tombés à terre comme des
hommes morts à l’apparition de Sa gloire éblouissante. En effet, les soldats
étaient tellement terrifiés de ce qu’ils avaient vu de leurs propres yeux
qu’ils se précipitèrent vers les chefs religieux pour leur dire ce qui s’était
passé.
Mais les
dirigeants étaient tellement opposés à Jésus qu’ils rejetèrent complètement
toute preuve claire de Sa glorieuse résurrection. Les dirigeants, cependant,
savaient avec certitude que Christ était ressuscité ; sinon, pourquoi soudoyer
les soldats avec de l’argent ? Matthieu décrit ce qui s’était réellement passé :
« Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et après avoir tenu conseil,
donnèrent aux soldats une forte somme d’argent, en disant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que
nous dormions. Et si le gouverneur l’apprend, nous l’apaiserons, et
nous vous tirerons de peine » (Mt 28:12-14).
Par
conséquent, il est tout à fait clair que les dirigeants perpétuaient un
mensonge catégorique s’opposant aux preuves qui leur étaient présentées. Les soldats romains dormaient-ils
– tous – confortablement au même moment, permettant aux disciples de voler le
corps de Christ ?
Impossible! Ni les brigands ni les disciples de Christ n’avaient volé
Son corps. Le Sauveur était ressuscité glorieusement de la tombe. Même le linge
qu’on avait mis sur Sa tête était soigneusement plié et mis de côté, ce qui
montrait qu’il n’y avait aucune preuve d’altération de la tombe ou de vol
précipité.
Plusieurs
ouvrages présentent des arguments en faveur de la preuve de la résurrection.
Bien que ces livres apportent une assurance à ceux d’entre nous qui croient,
ils convainquent peu les non-croyants. Pour être honnête, ces derniers estiment
qu’une résurrection est impossible et acceptent volontiers des théories
alternatives pour expliquer le tombeau vide. L’ouvrage de Barbara Thiering, Jésus
l’homme, ainsi que L’Énigme sacrée de Michael Baigent, Richard Leigh
et Henry Lincoln, proposent des explications naturelles alternatives étayées
par des approches savantes. Pour un esprit séculier, il est souvent plus
facile d’accepter l’improbable que l’impossible.
L’expérience
de Paul à l’Aréopage d’Athènes nous offre un précieux enseignement. Lorsqu’ils
entendirent Paul parler de la résurrection d’un mort, certains se moquèrent,
tandis que d’autres dirent : « Nous t’entendrons là-dessus une autre fois. » Ce
fut ainsi que Paul quitta leur assemblée (Actes 17:32-33). L’idée de la
résurrection leur semblait difficile à admettre. Et bien que quelques-uns aient
voulu en entendre davantage, la plupart la traitèrent comme une absurdité, la
tournant en dérision comme s’il s’agissait d’une plaisanterie. À notre époque
moderne, où le scepticisme règne en maître, comment une mention de la
résurrection peut-elle être entendue ?
Parfois,
dans notre volonté de prouver la réalité de la résurrection, nous perdons de
vue sa portée spirituelle. Jésus est ressuscité,
non pas pour laisser derrière lui l’énigme d’un tombeau vide, mais
pour transformer notre manière de vivre. Nous adorons Jésus, non en prouvant un
tombeau vide, mais en offrant un témoignage vivant. Paul l’exprime
magnifiquement :
« J’ai été crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis,
mais Christ qui vit en moi. La vie
que je vis maintenant dans ce corps, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui
m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2:20). L’argument du XXIᵉ
siècle en faveur de la résurrection, c’est Christ vivant en nous.
Luc 24:5 pose une question qui mérite une profonde réflexion : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? » Les femmes et les disciples cherchèrent Jésus au mauvais endroit – parmi les morts, alors qu’il était déjà ressuscité. Ils cherchaient la vie dans un lieu de mort ! Nous faisons parfois de même, en cherchant des réponses, de l’espoir ou l’épanouissement dans des endroits inappropriés – des lieux de « mort spirituelle » au lieu de ceux où se trouve la véritable vie. Visiter maintes fois le tombeau vide de Jésus sans entretenir une relation vivante avec Lui revient à « chercher parmi les morts celui qui est vivant ». La vie ne se trouve pas dans la tombe du péché, la religion morte dépourvue d’une relation authentique avec Christ ou les poursuites mondaines. La véritable vie se trouve en Christ ressuscité. Puissions-nous Le chercher de tout notre cœur (Jérémie 29:13).
Abondantes grâces de la part de l’Éternel !
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