L’ÉPILOGUE DE JEAN : CONNAÎTRE JÉSUS ET SA PAROLE - 2
L’ÉPILOGUE DE JEAN :
CONNAÎTRE JÉSUS ET SA PAROLE - 2
Samedi 28 décembre 2024
Semaine 13 : Épilogue : connaître Jésus et sa Parole
Thème
général : Thèmes dans l'Evangile de
Jean
Texte à méditer : « Oui,
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous
ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient
la vie éternelle » (Jean 3:16, BDS ).
À la fin de
l’Évangile de Jean, une scène étonnante se déroule. Les disciples ont rencontré
Jésus ressuscité – non pas une, mais deux fois ! Pourtant, ils semblent
incapables de savoir quoi faire. Pourquoi ne se mettent-ils pas immédiatement à
proclamer la Bonne Nouvelle ? Peut-être sont-ils encore sous le choc – d’abord
face à la mort de Jésus, puis devant sa résurrection, qui les dépasse
totalement. Quoi qu’il en soit, ils sont retournés en Galilée, où Jésus leur
avait promis de les retrouver (Marc 14:28), une promesse soulignée par l’ange
(Marc 16:7). Mais de retour chez eux, ils restent confus. Pierre est là,
accompagné de Jean et de quelques autres disciples. Fidèle à son rôle de
leader, Pierre annonce qu’il part pêcher. Pêcher ?! Après tout, ils sont
pêcheurs de métier, et c’est le travail qu’ils connaissent. Il faut bien
nourrir leurs familles ! Visiblement, ils n’ont pas encore compris toutes les
implications de la résurrection de Jésus.
Après une
nuit entière de pêche infructueuse, peut-être commencent-ils à se poser des
questions. Au petit matin, ils aperçoivent Jésus sur le rivage, mais ne le
reconnaissent pas. Jésus leur indique où jeter leurs filets, et ils capturent
une quantité impressionnante de poissons, si bien qu’ils ne parviennent même
pas à tirer le filet hors de l’eau. Jean reconnaît alors Jésus et en informe
Pierre, qui, dans son impulsivité habituelle, saute à l’eau pour rejoindre
Jésus sur la rive. Là, Jésus a déjà préparé un repas de pain et de poisson.
Pourtant, il leur demande d’apporter une partie de leur propre prise. Pierre
s’empresse de tirer le filet à terre. Quelqu’un prend même la peine de compter
les poissons ! Qui ? Pourquoi ?
Jésus les
invite à partager ce repas, et aucun d’eux ne pose de questions : ils savent
que c’est bien lui. Jésus distribue le pain et le poisson, rappelant les
multiplications des pains pour nourrir les 5 000 et les 4 000. Jean ne rapporte
rien des échanges qui ont pu avoir lieu durant ce petit-déjeuner.
C’est après
le repas que Jésus engage une conversation sérieuse avec Pierre. Le lien avec
le triple reniement de Pierre est évident. Jésus lui demande à trois reprises
s’il l’aime. À la fin, Pierre, peiné, comprend pourquoi Jésus insiste autant.
Sa réponse finale est empreinte de sincérité : « Seigneur,
tu sais tout. Tu sais que je t’aime. » Mais Jésus répond chaque fois
par un appel : « Prends soin de mes agneaux/mes
brebis. » Notons que les mots grecs utilisés pour « aimer » – phileo
et agapao – sont interchangeables dans l’Évangile de Jean et ne portent pas la
distinction que certains interprètes leur attribuent. De plus, Jésus
s’exprimait probablement en araméen, une langue qui ne différencie pas les
termes pour désigner l’amour de la même manière.
Ici, Jésus
confie à Pierre, et aux autres disciples, leur mission, déjà annoncée
auparavant : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi
je vous envoie » (Jean 20:21). Leur
rôle est de proclamer le message de la résurrection au monde et de prendre soin
de ceux qui choisissent de suivre Jésus. Jean lui-même s’inscrit dans cette
mission. Sa première lettre constitue en quelque sorte un résumé de sa vision :
il est un témoin passionné « de la Parole de vie, celle qui était dès le
commencement, que nous avons entendue, que nous avons vue de nos propres yeux,
que nous avons contemplée, et que nos mains ont touchée. Cette vie a été
manifestée ; nous l’avons vue et nous témoignons en sa
faveur. Nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père
et qui nous a été manifestée. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous
l’annonçons à notre tour... » (1 Jean 1:1-3).
Pourquoi ?
Parce que Jean désire que nous rencontrions Dieu en
Jésus, pour que chacun puisse découvrir la vérité sur Dieu, y
répondre, être transformé, et passer l’éternité avec ce Seigneur aimant. Tel
est le message constant de Jean : « Jésus est Dieu.
» Tout au long de son Évangile, Jean illustre ce message à travers les paroles
et les actes de Jésus, apportant ainsi des preuves pour que quiconque lise ces
récits puisse croire. Près de deux mille ans plus tard, l’Évangile de Jean
conserve cette capacité à toucher, convaincre et persuader, grâce au
Saint-Esprit qui éclaire la vérité, les preuves et la conviction que, comme
Jésus l’a affirmé : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » Si nous désirons
vraiment une image fidèle de Dieu, lisons la description que Jean fait de
Jésus. Dans chaque pensée et chaque action, nous voyons Dieu avec nous. Jésus
révèle le caractère de notre Seigneur aimant. Comment refuser un tel Dieu plein
de grâce ?
En
conclusion, Jean met en avant les signes miraculeux – parmi lesquels la
résurrection occupe une place centrale – comme raison de confiance. Il ne
s’agit pas de valoriser le spectaculaire, mais de souligner des preuves solides
qui nous permettent d’avoir une foi totale en un Dieu digne de confiance : « Mais ces choses ont été écrites
afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en
croyant, vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:31). L’Évangile selon Jean
représente le sommet de la Bonne Nouvelle de Dieu. Écrit par « le disciple que
Jésus aimait », il nous offre un aperçu unique du véritable caractère de Dieu :
« Ce disciple rend témoignage de ces faits et les a consignés par écrit.
Nous savons que son témoignage est vrai. » (Jean 21:24).
Deux aspects de l’Évangile selon Jean se distinguent particulièrement à nos
yeux.
D’une part, l’attention que Jésus accorde aux
individus dans des rencontres personnelles. Ses échanges avec Nicodème et la femme samaritaine sont d’une richesse
inestimable. Jean 3:16, sans doute l’un des versets les plus célèbres de la
Bible, surgit dans une conversation avec un homme en pleine nuit. De même, son
dialogue avec une femme auprès d’un puits, dans un village situé dans une
région méprisée, met en lumière l’universalité du culte, transcendant les
barrières nationales.
D’autre part, l’intercession de Jésus pour nous :
« Ce n’est pas seulement pour eux que je prie,
mais aussi pour ceux qui croiront en moi grâce à leur témoignage.
Je prie pour qu’ils soient tous un, comme toi, Père, tu es en moi et moi
en toi,
afin qu’eux aussi soient un en nous,
et que le monde croie que tu m’as envoyé.
Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
afin qu’ils soient un comme nous sommes un :
moi en eux, et toi en moi.
Qu’ils soient parfaitement un,
pour que le monde sache que tu m’as envoyé
et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17:20-23)
Ces paroles reflètent le désir profond de Jésus d’une unité parfaite
entre ses disciples, une unité qui témoigne de l’amour divin et convainc le
monde de la vérité de sa mission.
À
partir de la semaine prochaine, nous entamerons une nouvelle série de
méditations intitulée « L’amour et la justice de
Dieu ».
HAPPY SABBATH !
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