L’HEURE DE GLOIRE : LA CROIX ET LA RÉSURRECTION -2
L’HEURE DE GLOIRE :
LA CROIX ET LA RÉSURRECTION -2
Samedi 21 décembre 2024
Semaine 12 : L’heure de gloire : la croix et la
résurrection
Thème
général : Thèmes dans l'Evangile de
Jean
Texte
à méditer : « je suis venu dans le monde
pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix
» (Jean 18:37).
Cette semaine, nous avons exploré en profondeur l'heure de gloire
de Jésus-Christ à travers le prisme de la croix et de la résurrection,
en nous basant sur l'Évangile de Jean. Nous avons suivi le récit de Jésus, de
son procès devant Pilate à sa crucifixion et finalement à sa résurrection, en
passant par ses interactions significatives avec divers personnages.
Le premier jour, nous avons médité sur la nature de la royauté
de Jésus, une royauté spirituelle et non politique, qui se révèle
pleinement dans sa crucifixion, un acte paradoxal d'humiliation et d'exaltation.
Nous avons aussi été confrontés à l'ironie de la situation où la croix, symbole
romain d'humiliation, devient le lieu de l'exaltation glorieuse de Jésus en
tant que Sauveur. La croix a inauguré son règne éternel et ouvert la voie de notre
salut.
Le deuxième jour, nous avons médité sur le
dialogue poignant entre Jésus et Pilate, qui met en lumière la
mission de Jésus : rendre témoignage à une vérité éternelle,
capable d’illuminer et de transformer la vie de ceux qui l’accueillent avec
foi. Pilate, bien qu’en présence de cette vérité incarnée, n’a pas su la
reconnaître, préférant céder à la pression de la foule. Cette rencontre nous a
aussi conduits à réfléchir sur la complexité de la notion de vérité dans notre
monde contemporain, où le relativisme prédomine, et sur l’importance d’une
relation personnelle avec Jésus, seule à même de révéler pleinement cette
vérité transcendantale.
Le troisième jour, nous avons contemplé l’image de Jésus, présenté par
Pilate à la foule avec les mots poignants : « Voici l’Homme. »
Cette scène tragique nous a révélé le rejet de Jésus par une foule manipulée
par les chefs religieux, qui préféra choisir Barabbas. Ce moment souligne la
pression exercée par la majorité et la nécessité d’un choix personnel face à la
croix : suivre la foule
ou reconnaître en Jésus l’Agneau de Dieu qui
ôte le péché du monde.
Le quatrième jour, nous avons médité sur l’accomplissement parfait de la
mission de Jésus, lorsqu’il a déclaré sur la croix : « Tout est accompli. » Ces mots, véritable cri de victoire, signifient que le chemin vers
la vie éternelle est désormais ouvert à tous ceux qui croient en lui, marquant
l’aboutissement de son œuvre rédemptrice.
Le cinquième jour, nous avons exploré le mystère du tombeau vide, symbole de
victoire sur la mort, et médité sur les preuves de la résurrection, notamment
le linceul soigneusement plié, signe d’un acte intentionnel et non d’un vol. Ce
tombeau vide ne constitue pas seulement une preuve historique, mais il est
aussi une invitation à une transformation spirituelle. Par le témoignage
bouleversant de ceux qui ont vu et cru, comme Jean, nous avons été appelés à
vivre une foi active et transformatrice, ancrée dans la puissance de la
résurrection.
Enfin,
le sixième jour, nous
avons médité sur la rencontre personnelle entre Jésus et
Marie de Magdala. En prononçant simplement son nom,
Jésus a transformé son désespoir en joie et sa douleur en mission, l’envoyant
proclamer la nouvelle de sa résurrection. Cette révélation intime nous rappelle
que Jésus connaît chacun de nous par notre nom et nous appelle à
partager avec fidélité et joie la bonne nouvelle. Nous avons également réfléchi
à l’importance d’une relation personnelle avec lui, où chacun peut entendre sa
voix et reconnaître sa présence vivante.
Jour 7 : Jésus
a remporté la guerre en perdant la bataille.
S’il y a une leçon à tirer de la crucifixion et de la résurrection,
c’est que Jésus a gagné en perdant. Sommes-nous chrétiens parce que nous aimons
nous battre ? Souhaitons-nous gagner à tout prix les arguments ?
Selon nos humoristes, les hommes savent quand combattre, quand
s’abstenir de combattre, et comment mener un combat, mais ils ignorent souvent
les raisons profondes qui justifient leurs luttes.
Parfois, en contemplant l’histoire du christianisme, un sentiment
similaire surgit. Nous engageons des débats interminables sur des questions
telles que la nature de la divinité, l’origine des temps, la forme et le style
de nos liturgies, ou encore la place des genres dans le ministère. Non contents
de confronter ceux qui ne partagent pas notre foi, nous combattons également entre croyants, souvent avec une ferveur égale. Certains de nos
propres historiens ont méticuleusement consigné ces conflits, mais force est de
constater que nous avons peu appris des leçons de notre passé.
Jésus a perdu la bataille mais a gagné la guerre. Si nous pensons que le
principal argument pour "gagner la guerre chrétienne" est de prouver
l’historicité de la résurrection, la nature de la divinité ou d’autres
"batailles chrétiennes", nous limitons notre vision du christianisme.
Jésus vit lorsque nous nous abandonnons à lui et que nous menons
une vie de compréhension pratique et compatissante. "À ceci, tous
reconnaîtront..."
En
conclusion, cette semaine nous a offert une compréhension plus profonde de la
croix et de la résurrection, ces deux piliers fondamentaux de notre foi. La
croix n’est pas une simple tragédie, mais l’expression
ultime de l’amour infini de Dieu, tandis que la résurrection
proclame la victoire éclatante de Jésus sur la
mort et le péché, nous offrant l’assurance de notre propre
résurrection.
Jésus, en accomplissant tout pour nous, nous invite à
vivre une vie nouvelle, transformée par son amour, sa vérité, et la puissance
de sa grâce. Nous ne sommes plus appelés à chercher parmi les morts celui
qui est vivant, mais à marcher dans la lumière de sa résurrection. En
écoutant sa voix, en suivant ses traces, et en cultivant une relation
personnelle avec lui, nous pouvons devenir des témoins vivants de sa vérité et
de sa vie, porteurs de l’espérance et de la joie qu’apporte la résurrection.
Puissions-nous vivre chaque jour animés par cette
lumière, transformés par sa présence et emplis d’un désir ardent de faire
connaître la gloire de Christ à notre entourage.
HAPPY SABBATH !
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