Tout est accompli

 « Tout est accompli » 


Mercredi 18 décembre 2024/

Semaine 12 : L’heure de gloire : la croix et la résurrection

Thème général : Thèmes dans l'Evangile de Jean


Texte à méditer : « Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire » (Jean 17:4).


Dans Jean 17:4, Jésus dit à Son Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. » En faveur de qui Jésus avait-Il fini d’œuvrer ? Le contexte de cette déclaration était la prière sacerdotale de Jésus en faveur de Ses disciples (et de ceux qui croiraient en Lui après eux). Jésus les mentionne 40 fois au cours de la prière. Il avait glorifié Son Père dans la formation de Ses disciples. Jésus les avait équipés pour mener à bien Son œuvre de rédemption achevée. « Le Christ avait achevé l’œuvre qui lui était assignée. Il avait rassemblé ceux qui devaient continuer son œuvre parmi les hommes. Il dit :  « Je suis glorifié en eux » - Conquérants pacifiques, p. 24.


L’achèvement de l’œuvre de Christ dans la formation de Ses disciples devait être suivi par la suite de l’achèvement de Son œuvre de salut. Dans Jean 19:30, nous lisons: « Quand Jésus eut pris le vinaigre (sur la croix), il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit. »


Dans le récit de la crucifixion du livre de Jean, la sobriété des descriptions contraste avec l’intensité des événements. Jean 19:16-18 évoque la souffrance indicible de Jésus, mais l’évangéliste omet volontairement les détails les plus atroces présentés par les trois autres Évangiles. Cette retenue résulte peut-être la proximité de Jean avec Jésus. En effet, Jean affirme avoir eu une relation très étroite avec Jésus. Il était probablement trop difficile pour lui de donner des détails sur la torture de Jésus. Plutôt que de s’appesantir sur l’horreur, il oriente le regard vers le sens profond de cet événement : l’accomplissement d’une mission rédemptrice.


Jean 19:19-22 introduit une dimension symbolique forte à travers l’inscription placée au-dessus de la croix : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » Écrite en latin, en grec et en hébreu, cette proclamation universelle défie les intentions humaines. Bien que les chefs religieux aient tenté de la modifier, Pilate s’y est opposé, et elle est restée telle qu’elle était. Mais au-delà de la volonté de Pilate, une puissance supérieure guidait cet acte. Comme l’exprime E. White, cette inscription avait pour but de pousser les hommes à réfléchir et à sonder les Écritures. Jésus était réellement intronisé, mais pas selon les critères terrestres : son trône était une croix, et son royaume se fondait sur l’humilité et l’amour qui se sacrifice.


Dans cette humiliation extrême, Jésus demeure préoccupé par les siens. Jean 19:25-27 présente une scène d’une tendresse poignante : malgré sa douleur, Jésus s’adresse à sa mère et au disciple qu’il aimait. En confiant Marie à Jean et Jean à Marie, il montre que son amour et sa responsabilité ne faiblissent pas, même dans l’agonie. Ce moment accomplit également la prophétie de Siméon, qui avait prédit qu’une épée transpercerait l’âme de Marie (Luc 2:34-35), témoin du sacrifice ultime de son fils. Ainsi, Jésus, dans son dernier souffle, continue d’enseigner et d’aimer.


Enfin, Jean 19:28-30 scelle l’accomplissement de la mission divine. Jésus prononce ces mots : « Tout est accompli. » Ce verbe grec, teleō, marque l’achèvement total de son œuvre. Tout ce qu’il avait été envoyé pour accomplir, il l’a fait : les Écritures sont remplies, le péché est vaincu, et la rédemption est rendue possible pour toute l’humanité. Dans sa mort, Jésus scelle l’alliance éternelle entre Dieu et les hommes, et triomphe de la puissance du mal. La croix, symbole d’humiliation, devient ainsi un trône de gloire pour le Roi des rois. Elle témoigne non seulement de la souffrance de Jésus, mais aussi de son obéissance parfaite au Père et de son amour infini pour l’humanité. Par son sacrifice, il a ouvert un chemin pour nous vers la vie éternelle. L’inscription placée au-dessus de sa tête, les paroles qu’il prononce, et l’amour qu’il manifeste dans ses derniers instants témoignent de la profondeur de son sacrifice.


Le commentaire Life Application Commentary souligne que teleō peut aussi se traduire par « payé en entier ». Par sa mort, Jésus a réglé la dette de l’humanité, ouvrant un chemin vers la vie éternelle. Ce moment transcende la douleur et l’horreur visibles pour révéler une victoire éclatante : Jésus a accompli l’œuvre que le Père lui avait confiée.


Le sacrifice parfait de Christ signifie que nous ne devons pas ajouter ou retrancher à Son œuvre, mais simplement l’embrasser. Le salut est un don de la grâce. Nous recevons ce don par la foi et, par la foi en la justice de Christ, nous avons le pouvoir de mener une vie obéissante et victorieuse.


Abondantes grâces de la part de l’Éternel !

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